

Après 14 heures de traversée, nous sommes arrivés à Palerme, le samedi 5 mai à 9h00. Les yeux encore collés après une merveilleuse nuit recroquevillés sur des sièges à l’aspect douteux, nous avons fait la visite de Palerme. La capitale sicilienne nous a paru encore plus sale que le bateau qui nous y a conduit. C’est un énorme « bordel », pollué, bruyant et puant ! Une odeur d’ordures mêlée à celle des pots d’échappements plane dans tout le centre ville. Humm, un régal ! La circulation routière est une pagaille indescriptible avec ses coups de klaxons incessants.Hormis tout cet aspect, Palerme arbore de nombreux beaux monuments bien conservés qui méritent qu’on supporte toutes ces conditions.
En faisant le tour de la ville, nous avons trouvé trois chatons abandonnés à un triste sort dans un sac en plastique. Les prendre avec nous en camion était impossible et nous avons cherché en vain un vétérinaire. Finalement, après les avoir installés dans un carton, nous les avons déposés devant une église très fréquentée. Espérons qu’une bonne âme les a recueillis.


Nous avons ensuite pris la route vers le nord-est de l’île jusqu’au « Capo de Castellamare » pour profiter de belles plages et visiter le village médiéval d’Erise entouré par un château.



En chemin, nous passons par la "Scala Dei Turchi, plage magnifique de rochers blancs:

Puis, nous avons rejoint le sud de l’île vers Agrigente pour aller à la Vallée des Temples, inscrite au patrimoine de l’Unesco. Ces temples portant des noms d’héros et de dieux grecs datent du Vème siècle avant J-C. Ils se situent face à Agrigente qui donne à voir des tours d’immeubles en piteux état et qui gâchent un peu le spectacle.


Globalement, la Sicile est très urbanisée. La plupart des routes ne sont qu’une succession de petites villes. Le sud de l’île nous donne à voir des plages et des villages envahis de déchets entassés au coin des rues et qui finissent par être éparpillés par le vent. La pauvreté se ressent est nous donne l’impression d’avoir quitté l’Europe occidentale.
Le centre de l’île est constitué principalement de champs cultivés (oliviers, vignes, fruits, légumes, blé,…) sur des centaines de kilomètres et ce même sur le flanc des montagnes qui ont été creusées pour exploiter leur roche. La Sicile n’est donc pas très au point en matière de protection de l’environnement.

Attristés par ce constat, nous rejoignons les parcs régionaux des Monts Madonie et Nebrodi pour y faire quelques ballades dans de belles forêts de chênes et profiter des panoramas sur l’Etna. Les routes de montagnes qui nous y conduisent sont effondrées et pleines d’ornières.


Nous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Celafu pour visiter ce joli village:

Dès la fin de notre première semaine, nous entamons des randonnées au pied du mont Etna et fascinés par la beauté ce volcan nous décidons d’y rester quelques jours pour en profiter le plus possible.
Hier mardi 15 mai, nous avons marché sur le côté nord de l’Etna pendant près de 15 kms dont 8 kms d’une montée incessante. Nous avons rencontré la neige, la glace, et des rafales de vent glaciales. Mais les splendides paysages de ce désert noir et blanc, et l’approche du cratère en fumé, nous ont fait oublier ces difficiles conditions de marche auxquelles nous ne sommes pas habitués.








Aujourd’hui, nos courbatures nous font trop souffrir. Impossible de nous lancer dans une nouvelle randonnée pour atteindre le sud de l’Etna.
Nous modifions donc notre itinéraire pour rejoindre la côte-est de la Sicile vers Siracuse. Avant de visiter cette ville, nous roulons jusqu’à Porto Pallo tout au sud-est de l’île et nous sommes à nouveau face à des plages couvertes de poubelles…
Le centre historique de Siracuse se situe sur une île reliée à la nouvelle ville par un pont. En entrant, on peut y voir le port et le temple d’Apollon datant du VIème siècle avant J-C. Ensuite, on flâne paisiblement au bord de la mer et dans les petites ruelles qui nous conduisent à de beaux palais baroques et une cathédrale. Siracuse est vraiment une très belle ville!






Nous sommes ensuite repartis jusqu’à l’Etna Sud pour y dormir. Après une nuit tranquille, nous découvrons que ce côté du volcan est envahi de touristes alors qu’au nord, nous n’avions croisé que deux personnes au sommet. En fait, les deux côtés ont été détruits lors de l’éruption de 2001 et depuis seul le côté sud a été équipé en télé-cabines qui vont jusqu’au pied du cratère sans avoir à fournir le moindre effort. Ensuite, ce sont des bus 4*4 qui vous conduisent jusqu’au cratère et là des guides se chargent de la foule de touristes. Faire la queue pendant des heures pour voir le cratère quelques minutes ne nous tentait pas du tout. Du coup, on a fait une randonnée en forêt conduisant à un panorama sur l’Etna enfumé.



Demain, dimanche 20 mai, nous quittons la Sicile pour rejoindre l’Italie par le ferry en partant de Messine.
A bientôt ! Bises à tous !

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