

La Roumanie fait partie des destinations phares de ce voyage. En préparant l’itinéraire, nous envisagions déjà d’y rester plusieurs semaines pour prendre vraiment le temps de bien le connaître.
Le 31 juillet, nous prenons le bac à Vidin en Bulgarie afin de traverser le Danube et débarquons en Roumanie à Calafat. Nous parcourons, sous la pluie, 150 kms de paysages d’agriculture intensive pour atteindre les Carpates méridionales.
Dès le lendemain, nous rencontrons un professeur d’histoire de Bucarest et des enfants qui nous initient à la prononciation du roumain, fou rire garanti! Toujours sous la pluie, nous suivons la route mythique de Transylvanie appelée « Transfagaransa » qui traverse les plus hauts sommets du pays à 2455 mètres d’altitude. Arrivés au col, ce ne sont pas des départs de sentiers qui nous attendent mais des boutiques de bibelots installées autour d’un lac glaciaire…plutôt étonnant !



La grande majorité des villes roumaines sont peu attrayantes mais nous visitons les jours suivants celles conseillées par notre guide.
Voici un aperçu de Sibiu, surnommée « la petite Vienne » pour ses maisons baroques aux teints pastel :

Puis, visite de son musée en plein air représentant la vie rurale roumaine et ses habitations :



Ensuite, arrêt à Brasov pour sa vieille ville et sa grande place. Les rues abondent de boutiques de fringues, de bijoux et sont animées par les pubs qui diffusent à fonds des tubes roumains. La transition entre ces habitants jeunes et branchés et ceux des campagnes environnantes est troublante. On a même du mal à croire qu’il s’agisse du même pays.
Au bord des routes, nous croisons femmes et enfants qui mendient et habitent des bidonvilles. Un peu partout, des jeunes filles vendent des framboises et des myrtilles aux touristes. Avec un salaire moyen de 350€ pour ceux qui s’en sortent bien, c’est le système D qui prime pour nourrir sa famille.
Progressivement, en rejoignant les beaux paysages du nord du pays, nous avons la sensation que le voyage en Roumanie commence enfin. Nous découvrons Viscri, tout petit village isolé inscrit au patrimoine de l’UNESCO.

De retour à la civilisation, nous visitons la cité médiévale de Sighisoara et profitons de l’occasion pour dormir en ville.
Nous atteignons les premières forêts de pins noirs, paysage typique des Carpates, au col de Bucin, puis dans les gorges de Bicaz, d’étranges pics en pleine forêts.

Ensuite, nous traversons le parc national de Cehalu en empruntant une route vraiment mauvaise et arrivons à l’entrée du parc national de Neamt fréquenté pour ses monastères orthodoxes dont voici quelques images :





Le 11 août, nous fêtons l’anniversaire de Dorian en pleine nature, sous la pluie. Au menu, confit de canard du Lot conservé précieusement depuis le départ et Danette au chocolat au dessert. Grosse soirée !
En continuant notre itinéraire, nous arrivons dans la région de la Moldavie ses jolies maisons bien entretenues, ses collines vertes, ses forêts de sapins et ses monastères incontournables :

Nous dormons dans des petites auberges/camping chez l’habitant dans lesquelles nous rencontrons quelques français en voyage et, bien sûr, des roumains en vacances qui nous parlent volontiers de leur pays et surtout de ses problèmes économiques.
Pour rejoindre les Maramures, région authentique très attachée à ses traditions, nous empruntons une route qui nous rappelle celles de l’Albanie tant elle est en mauvaise état.
Les paysages sont ponctués d’innombrables meules de foins et les villages pittoresques abritent des églises en bois aux longs clochers effilés.



C’est à Sapanta que nous visitons le fameux « cimetière joyeux » qui doit sa renommée à Ion Stan Patras qui sculptait un portrait et une épitaphe pleine d’humour sur de jolies croix de bois. Son œuvre est aujourd’hui poursuivie par ses disciples.

Nous restons plusieurs jours dans ce village où nous suivons le rythme des habitants. Coupés du monde, nous observons les bergers sortir vaches, moutons et chèvres, les poules qui picorent dans la cour de la ferme, les charrettes qui passent chargées de bois pour l’hiver.





Ces « arbres à casseroles » installés devant les maisons signalent aux voyageurs de passage la présence d’une fille à marier.

Puis, nous quittons les Maramures pour une autre vallée découverte au hasard des chemins dans les Monts Apusènes. Des hameaux de montagne, la nature sauvage et surtout une atmosphère de plénitude qui nous empare. Adrian et sa mère nous accueillent dans leur ferme pour deux jours. Malgré la barrière de la langue, nous parvenons à échanger avec eux grâce à des mimes et des dessins et conseillons l’adresse aux amateurs d’un séjour en Roumanie.



Avant de terminer, impossible de ne pas évoquer les nombreux chiens errants et surtout les chiots abandonnés croisés sur notre chemin à qui nous avons donné quelques croquettes.




Enfin, nous saluons la Roumanie le 22 août et partons pour la Hongrie.
